Droits de l’homme : Le Comptoir d’assistance judiciaire condamne les actes perpétrés sur des étudiants de l'université de Buea

Publié le par Ebongue Michele

Droits de l’homme : Le Comptoir d’assistance judiciaire condamne les actes perpétrés sur des étudiants de l'université de Buea

Dans un communiqué  rendu public il y a quelques jours, l’ONG revient sur  les événements qui se sont déroulés dans le Sud-ouest du Cameroun.

Le comptoir d’assistance judiciaire (Caj), une Ong mise en place avec le concours des gouvernements camerounais et canadien dénonce et condamne la brutalité, l'arrestation et la détention arbitraires des étudiants de l'Université de Buea.

Dans ce communiqué, ladite Ong condamne l’attitude adoptée par les forces de l’ordre, notamment les actes de violence sexuelle.  "Selon des sources fiables, une étudiante de 17 ans a été violée par un agent des forces de l'ordre", lit-on dans le document.  En outre, l’Ong condamne ces autres actes barbares orchestrés sur des étudiants.  Ceux-ci qui ont été matérialisé par le pillage, la torture, les traitements inhumains et dégradants, l’intrusion dans les mini-cités des étudiants, les arrestations arbitraires et la détention des étudiants dans diverses cellules de police et de gendarmerie, nous révèle  le communiqué. Une attitude contraire à l’éthique républicaine qui constitue un traitement dégradant au sens de la Convention des Nations contre la torture. C’est d’ailleurs pourquoi le Caj, spécialisé dans la défense des droits de l’homme, violations des droits fonciers, droits patrimoniaux et autres injustices sociales, exige au gouvernement la libération immédiate de tous les étudiants illégalement arrêtés et détenus. Il demande également la compensation immédiate des étudiants blessés et ceux dont les propriétés ont été détruites et pillées, mais aussi et surtout la mise en place par le gouvernement, d'une commission d'enquête indépendante pour déterminer les responsabilités des uns et des autres.

De surcroit, le CAJ exige de  poursuivre les agents des forces de l’ordre qui ont perpétré de tels actes sur des étudiants.   D'ailleurs, il invite toutes les victimes  de l’Université de Buéa à le contacter.

Michèle Ebongue

Publié dans société

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