Can 2016: Insatisfaction des chauffeurs du tronçon Douala-Limbé

Publié le par Ebongue Michele

Can 2016: Insatisfaction des chauffeurs du tronçon Douala-Limbé

Malgré les matchs qui se jouent dans cette partie du Sud-ouest Cameroun, les supporters ne pressent pas pour  se rendre au stade,  ce qui inquiète les automobilistes de transport en commun de la cité économique.

Dimanche 20 novembre 2016 au rond-point Deïdo à Douala.  L’espace consacré aux véhicules du Sud-ouest est quasi plein. Les voitures sont alignées le long de la rue qui les abrite, attendant ainsi les passagers. Les chauffeurs quant à eux  attendent impatiemment les clients dans les bars et autres points de vente de rafraichissement.  Un phénomène qui est plutôt régulier ici mais qui n’a cependant pas subit de modification malgré l’événement qu’abrite le Cameroun, notamment la Can féminine.

D’après les chauffeurs de voitures qui font le tronçon Douala-Limbé, la Coupe d’Afrique des Nations féminine n’attire vraiment pas grand monde à Limbé. Pourtant, la ville a  accueilli  les premiers matchs de la compétition le dimanche 20 novembre 2016. Mais à cette heure, rien de spécial ne se fait remarquer. "Il n’y a pas d’affluence, rien ne prouve que la Can se joue aussi de ce côté-là", dixit un groupe de chauffeurs. Une chose qui se fait ressentir même sur les lieux de chargement. Ce qui explique d’ailleurs l’abondant nombre de véhicules dans l’attente des passagers, laissant alors croire que le nombre de ces voitures a augmenté suite à cet événement sportif. Un point de vue qu’approuve certains chauffeurs mais que d’autres réfutent, car ici, la discipline est de rigueur.  En plus,  rien ne se fait au hasard chez nous, nous confie-t-on. Néanmoins, le tarif est resté le même.  2.000FCFA et 2.500FCFA (en cas de surcharge) pour les petites voitures et 1.500FCFA pour les cars de transport. Alors que généralement, lorsqu’il y a une cérémonie, un événement dans cette région, les tarifs augmentent automatiquement. Ils passent de 1.000FCFA à 2.000FCFA et de 2.000FCFA à 2.500FCFA respectivement pour les petites voitures et les cars. Un fait qui est dû  au manque de véhicules, apprend-on. Mais aujourd’hui,  rien ne démontre cela, fait savoir Georges R, un chauffeur et habitué du tronçon.

Toutefois, certains d’entre eux avouent que la situation est tout de même différente par rapport aux jours habituels. "Très tôt ce matin,  nous avons transporté une délégation de Nigérian qui se rendait à Limbé pour le match", indique un Samuel F. D’ailleurs depuis pratiquement deux semaines, il y a une légère augmentation  du nombre de clients, souligne-t-il. Des dires qui sont cependant contraire à ceux qu’ont mentionnés quelques chauffeurs et chargeurs de voitures. Quoique, tous confient que c’est pendant les week-ends qu’il y a foule. Malgré ces contradictions sur leurs activités, ces chauffeurs et chargeurs croyaient que la situation était ainsi parce que la compétition venait juste de commencer et que d’ici les deuxièmes voire les troisièmes  matchs, les choses ne seront plus pareille. Mais pour le cas de  dimanche dernier, ces derniers ne désespéraient pas et croyaient d’ailleurs qu’il se faisait encore tôt pour statuer. "Nous sommes dimanche et les gens sont encore  à l’église, à des réunions", ont souligné des chauffeurs et des chargeurs de véhicules. " C’est à partir de 13heures que les gens vont faire le déplacement. Encore que,  Douala-Limbé c’est 1heure de trajet", ont-ils continués. Une façon de dire que tout est encore possible.

Michèle Ebongue

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