Contrefaçon: Des cubes de fabrication douteuse sur le marché camerounais

Publié le par Ebongue Michele

Contrefaçon: Des cubes de fabrication douteuse sur le marché camerounais

Un phénomène qui s’accentue mais qui n’est pas encore alarmant.

D’après certains commerçants du marché central de Douala, les produits alimentaires qui y sont commercialisés ne sont pas toujours de bonnes qualités. Il y en a des périmés, des contrefaits et ceux de contrebande, croient-ils savoir. Pour le cas des cubes servant d’arômes dans les cuisines, "il n'est pas seulement question du goût", laisse entendre une commerçante. Ici, plusieurs paramètres entrent en jeu. Ceci bien que le constat reste le même. Par conséquent, le résultat obtenu en cuisine fait foi de la non authenticité du produit.

A en croire ces commerçants, reconnaitre le bon du mauvais n’est pas chose aisée. D'autant plus que cela ne se fait pas au regard de l'empaquetage comme c’est très souvent le cas. C’est pourquoi il est difficile pour les clients de reconnaitre le vrai "cube" d’un coup d’œil. "Seuls les commerçants reconnaissent le vrai du faux", s’en vante Soleil Ngo Iboum. Pour elle, la différence ne se situe ni au niveau de l'emballage, ni au niveau du lieu de fabrication, mais plutôt à celui du prix. Le cube de marque Honig, puisqu’il s’agit de cela, a de ce fait des prix qui différent mais dont la quantité est la même. "Le carton de vingt paquets de cube est vendu à 15.000fcfa, alors que l’original est commercialisé à 22.000Fcfa", argue notre source. Ce qui vaut une différence de prix de 6.000Fcfa. À en croire notre interlocuteur, l’accessibilité du produit à moindre coût a valu la baisse de l’original. Il est ainsi passé de 22.000Fcfa à 21.300Fcfa, souligne-t-il. En outre, cette source nous révèle que ce produit vient du Nigeria voisin (pays qui a pour réputation la fabrication des produits de contrefaçon Ndlr).

Toutefois, certains consommateurs avouent avoir déjà fait la cuisine avec un cube Honig différent de ce qu’ils consommer d'habitude. "J’avais l’impression d’avoir mis du lait dans mon repas", témoigne une cliente. Et en plus de ce constat, ce cube "fond au soleil", susurre une commerçante. Pour certaines commerçants et consommateurs, seuls les commerçants peuvent limiter la pénétration de ce cube de mauvaise qualité. "Si tous les commerçants prenaient la résolution de ne plus commercialiser ces produits contrefaits, de nombreux désagréments seraient évités", font -ils savoir. "Mais la volonté de faire des bénéfices au delà de l’imaginaire reste le souci de nos frères", ont ils ajouté. Toutefois, ce constat est loin d’être le premier du genre, et ne sera certainement pas le dernier, croient savoir ces derniers. Comme pour dire qu’au Cameroun, rien n’étonne plus personne, d’autant plus que la contrefaçon y a fait son nid, vocifère un commerçant.

Michèle Ebongue

Publié dans economie

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